Parlons de vos objectifs pour 2010 :
En termes de développement durables, "quelques" annonces positives, ou plutôt "une" annonce à relever :
Le lancement de l'élaboration d'un Plan climat territorial au niveau de l'intercommunalité : positif, surtout maintenant que de telles démarches sont rendues inéluctables par l'adoption prochaine du projet de loi dit Grenelle II, qui oblige les collectivités à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à élaborer un bilan carbone, qui rend obligatoire les plans climat pour les communauté de communes de plus de 50 000 habitants donc celle du Mont Valérien.
Notons que Nanterre a adopté un Plan Climat territorial dès début 2007, la ville de Paris également la même année, après avoir décidé de le mettre en place en 2005. Il faut dire que les Plans Climat Territoriaux sont l'une des grandes orientations du Plan Climat de...2004, qui rappelle le rôle prépondérant des collectivités territoriales en matière de lutte contre le changement climatique.
Depuis, de nombreuses communes se sont déjà lancées dans des agendas 21, plus ambitieux en termes d'objectifs, et que vous nous demandons de mettre en place depuis 2 ans déjà, et dont il n'est ici toujours pas question.
Citons Rueil, qui s'est lancé dans un premier agenda 21 en 2002, Colombes qui l'a adopté l'année dernière, Asnières qui s'y met depuis l'année dernière. Paris aussi, bien sûr, dès 2005.
A cet égard, nous regrettons qu'il n'y ait toujours pas de refonte globale de votre politique de la ville, par la mise en place d'un agenda 21 ou d'un PLU, accompagné d'un Projet d'Aménagement et de Développement Durable (PADD), comme à Rueil. Peut être que l’intercommunalité vous inspirera.
Un Plan Climat est certes un début, mais il est trop restreint : pas de cadre de référence partagé, ni de dispositif de labellisation, contrairement à l'agenda 21 qui dispose d'un cadre de référence largement reconnu en France.
Limité au changement climatique, il n'a pas pour finalité de préserver les ressources, la cohésion sociale ou la solidarité, ni de promouvoir des modes de production et de consommation plus responsables.
Le Plan Climat est censé être le volet climat d'un agenda 21, plus global, alors pourquoi ne pas mutualiser les efforts dès maintenant et globaliser dès aujourd'hui votre politique en lançant conjointement, pour Suresnes, un agenda 21? Cela serait d'ailleurs source d'économies importantes pour la ville.
Votre politique des petits pas est incompréhensible, alors qu'il est de plus en plus évident qu'il reviendra d'abord aux collectivités de tenir les objectifs inscrits dans la loi, ambitieux, notamment en terme de maîtrise énergétique.
C'est déjà ce que nous vous avions reproché, lors de votre décision d'établir un bilan carbone pour le seul quartier Carnot-Gambetta, au lieu de le réaliser à l'échelle de toute la ville.
- L'"attention toute particulière" que vous prétendez porter cette année au développement durable continue à se limiter au ce seul quartier "éco-exemplaire", quand il faudrait agir sur tous les quartiers, et notamment ceux qui sont de vraies passoires énergétiques!
Quand on sait que ce sont d'abord les logements qui sont responsables des émissions de gaz à effet de serre, c'est sur le logement que vous devriez concentrer vos efforts, par exemple en faisant pression sur l'Office HLM départemental et en priorisant les efforts de Suresnes Habitat, pour qu'enfin la cité-jardins et les autres résidences départementales soient mises aux normes, celles où précisément les locataires ont moins les moyens que d'autres de réaliser les travaux nécessaires.
Dans votre politique de logement, rien de durable : les HLM continuent à être des passoires énergétiques, les charges flambent, les rénovations sont de mauvaise qualité, et dans le privé, les promoteurs continuent à équiper les nouveaux logements en tout électrique.
Bref, un Plan Climat Territorial pour Rueil-Suresnes, c'est bien, mais c'est un peu "petit bras", puisque cella sera bientôt obligatoire. Il faudrait plutôt mettre le paquet et rattraper le retard pris dès maintenant, en se préoccupant d'abord des logements, et donc aussi du pouvoir d'achat des Suresnois.
L’Education et la culture
Nous ne pouvons qu’adhérer à la construction de la prochaine école Honoré d’Estienne d’Orves et l’école de la Zac Rivière. Nous regrettons simplement que Concernant la petite enfance vous n’ayez pas pris la responsabilité de répondre aux attentes des auxiliaires de puériculture en favorisant leur logement dans un secteur raisonnable éloigné de leur lieu de travail et surtout avec un salaire pouvant rivaliser avec les villes voisines. Ces mesures pourraient en partie, résoudre le recrutement de ces agents qui nous font défauts.
Pour ce qui est du musée René Sordes, Vous auriez pu proposer à la communauté d’agglomération de mettre la culture dans une de ses compétences optionnelles. En effet, avoir un musée commun sur le territoire du Mont Valérien en commun avec la ville de Rueil-Malmaison et bientôt la ville de Nanterre, aurait un sens plutôt que de vouloir absolument notre musée, qui plus est ne traite pas de l’histoire de la ville mais de la seule urbanisation de celle-ci.
Nous notons avec plaisir que la ville soutient les nombreuses associations sportives. Nous réitérons jute notre demande de travailler sur une aide spécifiques aux familles modestes pour qu’elles aient accès aux différents sports que la ville propose sur son territoire avec des coupons famille sport par exemple qui subventionnerai une partie des cotisations des membres d’une même famille dans le sport. En effet, les associations sportives rencontre de plus en plus de familles qui sont limité sur les inscriptions de leurs enfants du au cout des cotisations qui pèsent lourd sur le budget de la rentrée. Un coupon qui pourra s’adresser à un public famille en complément du Pass92 des collégiens.
Concernant les équipements sportifs, pouvez-vous aujourd’hui nous en dire plus sur l’éventuel projet d’installation d’un équipement sportif sur le quartier République à l’emplacement de l’ancienne maison de retraites des Couvaloux.
Un de vos objectifs est également la sécurisation et la tranquillité de nos concitoyens. Se pose alors aujourd’hui la question de la vidéo protection qui aura couté 2.5€ millions d’investissement et plus de 850 000 € de fonctionnement en 2009.
Partant du constat que la mise en place de caméras n'est « ni mauvaise ni bonne en soi », la vidéosurveillance n'est qu'un outil parmi d'autres, utile comme élément de preuve, mais ne pouvant se substituer aux effectifs de police. D'ailleurs, les politiques de médiation, de présence sur le terrain et de partenariat sont jugées plus bien efficaces pour prévenir la violence. Il est démontré que « 8 cas sur 10 sont réglés sur le terrain par la médiation ».
C'est la lutte contre la déscolarisation et l'économie souterraine qui doivent être au cœur d'une politique équilibrée. C'est sur la « primo délinquance » qu'il faut mettre les priorités, contrairement à la politique du gouvernement exclusivement axée sur les récidivistes, quand il est « déjà trop tard ».
Le gouvernement, qui a détourné les financements du fonds anti délinquance pour financer la vidéo protection qu'il veut généraliser sur tous les territoires se trompe donc. Les études montrent que le sentiment d'insécurité est d'abord vécu par les personnes qui vivent l'insécurité au quotidien, et ce ne sont pas les caméras qui régleront la violence au quotidien. Nous vous demandons aujourd’hui quelle est l’évaluation avant et après l’installation de la vidéo protection, puisque vous annoncez dans le Figaro d’aujourd’hui que cet outil à déjà permis des flagrants délits sur la ville.
Nous avons appris dans un reportage de France 3 du 11 février dernier, que le syndicat intercommunal qui gère le village de Lamoura ne souhaitait plus continuer à gérer cette structure dans un avenir proche. Il aurait été intéressant que lors de notre Débat d’Orientation Budgétaire nous ayons un débat sur l’avenir de ce village et de la position de la ville de Suresnes dans ce syndicat intercommunal. Délégation de service public, montage public/privé, transmission à une autre collectivité, vente ou cessation d’activité ? Nous attendons ce soir des réponses de votre part
C’est au Vice-président du Conseil Général que ma prochaine question est adressée,
Le gouvernement opères depuis quelques années des réductions drastique des effectifs des personnels enseignants, une baisse des moyens de l’Education nationale, la suppression des Rased et la semaine de 4 jours en primaire.
C’est pourquoi notre Département doit continuer à s’engager fortement pour l’égalité des chances et poursuivre notamment le Programme d’Aide à la Lecture (PAL) en direction des élèves de primaire.
L’évaluation et le bilan de ce dispositif départemental, qui existe depuis une vingtaine, d’année sont satisfaisants. Le rapport de «La politique éducative départementale 2008-2009 » : mets en avant que « Les progrès sont nets : les bilans des sites montrent qu’en début d’année scolaire 31 % des effectifs étaient de faibles lecteurs ; ils ne sont plus que 14 % à la fin de celle-ci. De plus, la fréquentation du PAL leur permet de faire d’importants progrès en termes de comportement.
Deux évaluations menées en 1992 et 2003 par l’Association française pour la lecture (AFL) ont montré l’efficacité du PAL, notamment en maternelle et au CP pour prévenir les difficultés et appuyer l’apprentissage de la lecture à ses débuts. Ce dispositif améliore nettement les performances des élèves qui ont des difficultés modérées, c'est-à-dire la majorité des élèves faibles. Les écoliers qui éprouvent de graves difficultés relèvent, eux, d’une autre prise en charge. »
L’instauration par l’Education Nationale des aides individuelles est une mesure trop récente, sur laquelle nous ne disposons pas d’évaluations, pour se permettre d’en tirer un quelconque satisfecit. C’est pour cette raison que nous vous exprimons ce soir nos craintes quant à la suppression de ce plan d’aide à la lecture par le Conseil Général qui pourtant investissait dans le primaire et maternel. Cela réduisait d’autant les cas de déscolarisation au collège. Nous vous demandons donc d’intervenir et de prendre position pour le maintien de ce plan départemental.
Nous vous demandons également de nous donner l’emplacement du futur collège que vous venez d’annoncer.
Je finirai sur un point qui nous parait un des plus importants, la solidarité
Vous avez décidé dans un premier temps de réformé le système de calcul du minimum suresnois (complément, nous le savons, facultatif mais nécessaire, du minimum vieillesse national). Si pour certains bénéficiaires le changement de calcul leur était favorable pour d'autre la diminution de l'allocation pouvait aller jusqu'à 100 euros.
Suite à de nombreux débats en CCAS auxquels Chloé TRIVIDIC à largement participé, il a été décidé pour les allocataires qui perdaient plus de 50 euros que la baisse de l'allocation soit progressive et compensée à terme, par l'augmentation du minimum vieillesse, si le gouvernement applique sa promesse d'augmenter régulièrement le minimum vieillesse.
Dernièrement, les administrateurs du CCAS ont du se positionner sur le changement de tarifs (augmentation ou baisse) des activités séniors. Encore une fois nous nous sommes opposés à pratiquement toutes les augmentations car elles étaient, à notre sens, beaucoup trop importantes. Nous avons insisté pour différencier les animations qui concernaient les activités de prévention du vieillissement et de l'isolement, qui ne devaient connaître aucune augmentation.
Malgré nos multiple interventions, les tarifs de la gym, des sorties à la mer et des gouters festifs ont augmenté (l'augmentation la plus importante concerne la gymnastique qui devait passer de 45 à 90 euros pour finalement être fixé à 60 euros par an).
Les activités d'animations et les activités manuelles ou créatives, elles aussi, connaissent une augmentation mesurée, certes, mais lorsqu'un Suresnois souhaitera faire plusieurs activités, le budget est dorénavant conséquent.
Nous pensons que dans le contexte économique et social actuel, de nombreux Suresnois vont devoir opérer des choix concernant leurs activités, et pour nous c'est inacceptable. Nous sommes régulièrement interpellés par les suresnois qui nous poussent aujourd’hui à vous demander de revoir cette politique d’augmentation des tarifs d’activités séniors. OU tout au moins analyser les inscriptions à venir pour vérifier si nos séniors ne sont pas privés d’activité ne pouvant les régler.
Pour conclure, nous considérons que votre note n’est pas à la hauteur des enjeux à venir. Les collectivités territoriales vont faire face à différentes réformes qui vont les déstabiliser dans le meilleur des cas et les mettre en difficultés dans la majorité des autres. Je pense ici à la réforme de la Taxe Professionnelle et des collectivités territoriales.
Etant donné votre proximité avec le gouvernement en place, pouvez-vous nous donner la cohérence des décisions prises qui poussent à de plus en plus de décentralisation avec de moins en moins de moyens.
Allez-vous encore augmenter les impôts locaux ?
Nos classes moyennes vont-elles devoir fuir notre ville ?
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