Débat sur la Sécurité, Suresnes, 2 février 2010
Compte rendu
Un débat sur la sécurité, organisé par les élus socialistes du groupe « Suresnes Terre d'Avenir », a eu lieu le mardi 2 février à Suresnes (école Jules Ferry).
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· La sécurité : une question clé des Régionales 92
Au moment même où un bureau de poste suresnois vient de se faire braquer, la question de la sécurité prend tout son sens. Une cinquantaine de citoyens et élus des villes limitrophes étaient venus échanger sur un sujet considéré à tort comme monopolisé par la droite, qui en fait opportunément un sujet central de la campagne régionale.
Alors que Valérie Pécresse applique la volonté de N. Sarkozy de faire de la sécurité l'un des axes de la campagne régionale, Aurore Gillmann, candidate suresnoise, a rappelé que le budget alloué par la région pour la sécurité s’élève à plus de 100 millions d'euros, alors même que ce n'est pas de sa compétence (sécurisation des transports, des lycées, construction et rénovation de commissariats).
Delphine Batho a rappelé que les socialistes étaient à l'origine de 15 propositions phares en matière de sécurité, pour répondre à la « montée structurelle de la violence dans notre société », que la politique de la droite n'arrive pas à enrayer, voire amplifie en supprimant les postes de gendarmes et de policiers.
· Vidéoprotection : la solution ?
D'entrée, les débats ont tourné autour de la vidéoprotection : partant du constat que la mise en place de caméras n'était « ni mauvaise ni bonne en soi », les échanges ont abouti au constat que la vidéosurveillance n'est qu'un outil parmi d'autres, utile comme élément de preuve, mais ne pouvant se substituer aux effectifs de police. D'ailleurs, les politiques de médiation, de présence sur le terrain et de partenariat sont jugées plus bien efficaces pour prévenir la violence selon la députée, constat confirmé par les maires d'Asnières Sébastien Piétrasanta, et de Clichy Gilles Catoire, venus apporter leur témoignage, et selon lesquels « 8 cas sur 10 sont réglés sur le terrain par la médiation ».
La population suresnoise a ensuite posé de nombreuses questions touchant à l'éducation et à la justice, l'occasion pour Delphine Batho de souligner que c'est la lutte contre la déscolarisation et l'économie souterraine qui doivent être au coeur d'une politique équilibrée. Pour la justice, c'est sur la « primo délinquance » qu'il faut mettre les priorités, contrairement à la politique de la droite exclusivement axée sur les récidivistes, quand il est « déjà trop tard ».
Le gouvernement, qui a détourné les financements du fonds anti délinquance pour financer la vidéoprotection qu'il veut généraliser sur tous les territoires se trompe donc. Les études montrent que le sentiment d'insécurité est d'abord vécu par les personnes qui vivent l'insécurité au quotidien, et ce ne sont pas les caméras qui régleront la violence au quotidien.
Forts des conclusions de ce débat, les élus socialistes de Suresnes comptent bien interpeller le maire au prochain débat d'orientation budgétaire sur l'évaluation du dispositif de vidéosurveillance mis en place à Suresnes, qui a coûté 2,5 millions d'€ d'investissement et
850 000€ de fonctionnement en 2009.
Définitions :
- vidéosurveillance : caméra « sur le fil »
- vidéoprotection : enregistrement des images sur disque dur
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